La publicité en ligne est en crise, l’Union Européenne lui offre une seconde chance.

Le 1er janvier 2018, une nouvelle réglementation européenne entre en vigueur. ePrivacy repose sur un principe simple : les internautes doivent consentir de manière plus expresse à partager leurs données avec les acteurs du web. Exit les bandeaux d’avertissement en page d’accueil des sites visités. Opt-out par défaut,  la notification de collecte se jouera une fois pour toute lors de l’installation d’un navigateur.

Si ePrivacy est motivée par la protection des citoyens,  cette mesure offre en effet aux marques une bonne occasion d’assainir leur relation avec les consommateurs, fragilisée par les mauvaises pratiques, les impressions frauduleuses, les dispositifs opaques, l’acquisition sauvage (n’oublions pas qu’un tiers de la population européenne est *ad blockée*).

D’abord, il existera très vraisemblablement des conditions d’assouplissement de la réglementation *à la condition que les cookies améliorent l’expérience de navigation* : c’est sans doute cet argument qui va primer pour demander aux gens de désactiver l’opt-out.

De fait, l’opt-in va devenir plus stratégique que jamais. Les marques qui n’offriront pas de proposition de valeur claire aux internautes se priveront de leurs données personnelles. C’est aussi simple que cela.

Finalement, on peut aller jusqu’à imaginer que certaines marques abandonneront purement et simplement l’acquisition à certains pure-players écrasants : Amazon en distribution, Booking en voyage, Netflix en entertainment. Les marques challengers faisant le choix de se focaliser sur d’autres étapes du parcours : la notoriété, la fidélité, l’expérience produit…

Bref, ePrivacy redonne le pouvoir aux internautes et invite les marques à se remettre en question : quoi de plus sain pour ré-équilibrer le transfert de valeur entre les marques et les consommateurs ?

Sujet: Opinion Articles Juridique
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